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Protection mobile, fixe ou permanente ?

Stores enroulables mobiles.

Brise-soleil fixes.

Films pare-soleil permanents.

En bref !

Pourquoi moduler la protection ?

Car le besoin de protection des locaux est variable tout au long de la journée et de l'année suivant leur orientation (pour une luminosité optimale, les apports externes sont limités en été et favorisés en hiver, ...). Pour s'adapter aux besoins en chaud et en froid, la modulation de la protection amovible peut être automatisée ou faire appel à la conscientisation des occupants.

Les protections mobiles

Les stores vénitiens enroulables ou à lamelles peuvent être mobiles manuellement suivant les désirs de l'occupant ou en automatique en fonction de régulateur.

Les protections fixes

En fonction de l'orientation des fenêtres et de la position du soleil au cours du jour ou de l'année, les protections fixes sont opérantes ou pas. Pour une orientation sud, la protection fixe horizontale protège de l'éblouissement et des surchauffes en été et permet d'exploiter les apports externes en hiver. Pour une orientation est ou ouest, la protection fixe qu'elle soit horizontale ou verticale n'est pas efficace.

Les protections permanentes

Sous nos latitudes, la probabilité d'ensoleillement est inférieure à 20 % en hiver (moins d'un jour sur cinq) et à 50 % en été (moins de un jour sur deux); cela vaut-il la peine d'investir dans une protection solaire permanente sachant que par moment il fera sombre ou que l'on ne bénéficiera pas des apports solaires gratuits en hiver ?

Application typique de la protection solaire permanente : salle informatique.

Pourquoi moduler la protection ?

Des besoins variables

Les besoins de protection des locaux vis-à-vis des apports du soleil sont la plupart du temps variables sur une journée ou encore sur une année :

Optimaliser les besoins de chaleur et de froid

Adapter le degré de protection à ces besoins permettra de gérer les apports gratuits et d'optimaliser les productions de chaud ou de froid (pour autant que celles-ci tiennent compte des apports externes : présence de vannes thermostatiques, sonde extérieure,...) et l'éclairage artificiel des locaux.

L'optimalisation de la protection solaire en fonction des besoins réels dépendra de plusieurs facteurs :

La mobilité de la protection elle-même : certaines protections peuvent être fixes, d'autres complètement amovibles.

Le degré d'automatisation de la protection : la manipulation de nombreuses protections peut être motorisée et automatisée. Dans ce cas, le degré de protection sera automatiquement réglé en fonction de grandeurs représentatives des climats intérieurs et extérieurs.

Le comportement des occupants : dans le cas de protections manuelles, le rôle de l'occupant sur l'optimalisation de la protection est important et souvent difficile. Dans le cas de protections automatisées, il faut tenir compte de la liberté de l'occupant et de son pouvoir sur la mise en dérogation du système.

Les protections mobiles

La protection peut varier selon les souhaits de l'utilisateur, quelle que soit l'heure ou la saison.

Exemple : les stores vénitiens, enroulables, à lamelles.

L'adaptation aux besoins en protection ou en apports solaires peut se faire par retrait partiel ou complet (latéral ou vertical en fonction du type de store) ou par inclinaison des lamelles. Cette modulation peut être gérée par l'occupant de façon manuelle ou motorisée (il existe aussi des systèmes avec télécommande) ou de façon automatique grâce à un régulateur.

 

Store vénitien
intérieur.

Store enroulable
extérieur.

Les protections fixes

Le système est fixe et le degré de protection varie systématiquement en fonction de l'heure et de la saison.

Exemple : les brise-soleil, les avancées architecturales.

Souvent les éléments fixes sont des avancées horizontales au-dessus de la fenêtre, soit des avancées verticales de part et d'autre de la fenêtre.
Le pourcentage de protection de la fenêtre dépend :

  • De la position de la protection par rapport à la fenêtre,
  • de la hauteur du soleil,
  • du rapport entre la largeur de la protection et la hauteur ou longueur (en position verticale) de la fenêtre,
  • de l'espacement et de l'orientation des lames éventuelles.

 

Brise-soleil.

Avancée architecturale.

Façades sud

Les façades d'orientation proches du sud seront les plus faciles à protéger. Une protection fixe est à même d'éliminer complètement le rayonnement direct estival sans pour autant porter une ombre indésirable en hiver.

Façades est et ouest

Par contre, aucune protection fixe, horizontale ou verticale, ne permet de résoudre le problème propre aux façades est et ouest. Dans ces situations, une protection mobile sera de loin la plus préférable.

En général, une protection optimale, c'est-à-dire adaptée toute l'année aux besoins en chaud ou en froid, est difficile à obtenir avec des protections fixes. En tout état de cause, une étude précise tenant compte des risques de surchauffe et d'éblouissement dus à l'ensoleillement en fonction de la position du soleil et de la saison doit être menée préalablement à tout projet.

Pour obtenir une méthode de dimensionnement des protections fixes : cliquez ici !

Exemple : une protection fixe horizontale pour une fenêtre orientée au sud.

en été :
la protection est maximum lorsque le soleil est au zénith

en hiver :
la protection est inopérante

en mi-saison :
aux mois de septembre et de mars, la protection est partielle

En hiver

En hiver, l'absence de protection permet aux apports du soleil de diminuer les frais de chauffage. La situation est intéressante. Cependant, elle ne le sera que si la régulation de l'installation de chauffage tient compte des apports gratuits et que l'ensoleillement ne crée pas de surchauffe en saison froide. Par contre l'éblouissement dû au soleil bas en hiver ne peut être résolu par cette disposition. Pour limiter celui-ci, une protection légère intérieure (rideaux) peut être associée à une protection fixe.

En mi-saison

En mi-saison, on voit que l'ensoleillement des locaux sera le même au printemps qu'en automne, alors que les besoins sont différents. En effet, au mois de septembre, la température moyenne en journée est d'environ 18°C. L'ensoleillement peut dans ce cas devenir source de surchauffe. Au mois de mars, la température moyenne est de 8°C. Dans ce cas, les apports du soleil peuvent être les bienvenus.

Cas particulier : la végétation

La végétation à feuilles caduques apporte une protection qui est naturellement variable. En été, le feuillage apporte un ombrage aux fenêtres et en hiver, la chute des feuilles fait profiter les locaux des apports gratuits du soleil.

Les protections permanentes

Le système est fixe et le degré de protection est constant quelle que soit l'heure et la saison.

Exemple : les films collés contre le vitrage, les vitrages spéciaux (réfléchissants et/ou absorbants).

Sous nos latitudes, la probabilité d'ensoleillement est inférieure à 20 % en hiver (moins d'un jour sur cinq) et à 50 % en été (moins de un jour sur deux).
Une protection relativement efficace en été est inconciliable avec la valorisation de l'éclairage naturel en absence d'ensoleillement et des apports énergétiques gratuits en hiver.
Sauf exception (locaux informatiques où il faut gérer la surchauffe et l'éblouissement), ce type de protection est donc peu recommandable dans nos régions.

Conscients de ce problème, les fabricants de vitrages ont développé des nouveaux vitrages présentant une protection contre l'énergie solaire correcte (FS = 0,39) et une transmission lumineuse qui se rapproche de celle des doubles vitrages clairs (TL = 0,71).

Signalons également que des vitrages anti-solaires dont les caractéristiques de protection peuvent varier automatiquement en fonction des besoins sont actuellement développés par les grands fabricants. Ils ne sont malheureusement pas encore disponibles sur le marché.

 

DGO4 · Architecture et Climat