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Les questions les plus fréquentes

Voici les affirmations et les questions les plus couramment formulées par des gestionnaires de bâtiment à l'adresse de l'Administration régionale wallonne concernant la mise en oeuvre de la réglementation wallonne en matière d'isolation et de ventilation :

C'est à cause de l'isolation que l'on connaît des problèmes de salubrité dans les bâtiments. Ne vaut-il donc pas mieux ne pas trop isoler ?

Pourquoi rendre étanches les châssis et isoler le bâtiment pour ensuite créer des "trous" pour laisser rentrer de l'air froid ?

Pourquoi la ventilation par les fenêtres n'est-elle pas adéquate ?

Pourquoi exiger un système de ventilation alors que l'on n'est pas obligé de s'en servir ?

Si, dans une école, on aménage une ancienne chapelle en classes, la réglementation impose-t-elle un système de ventilation ?

Faut-il tenir compte des débits de ventilation lors du calcul de l'installation de chauffage ?

L'évacuation de l'air vicié doit-elle toujours se faire en toiture ?

Comment calculer le débit d'évacuation des sanitaires dans les bureaux et les écoles ?

Doit-on prévoir des amenées d'air neuf dans les locaux sanitaires ?

Faut-il équilibrer les débits de pulsion et d'extraction ?

Lors d'une rénovation de châssis, est-on obligé de prévoir des grilles d'amenée d'air ?

Que faire si la qualité de l'air extérieur est mauvaise ?

Existe-t-il d'autres possibilités d'amenées d'air naturelles que les grilles dans les châssis ?

Quelles sont les parties des hôpitaux et des internats faisant l'objet de la norme NBN D50-001 ?

Existe-t-il des installations de ventilation mécanique silencieuses ?

Quelles sont les interactions entre l'obligation de ventilation et la réglementation incendie ?

C'est à cause de l'isolation que l'on connaît des problèmes de salubrité dans les bâtiments. Mieux vaut donc ne pas trop isoler

Cette affirmation est en grande partie fausse. Pour comprendre pourquoi, il est utile de retracer l'historique de l'isolation.

Les années d'insouciance :

Avant la crise pétrolière des années '70, l'énergie était bon marché. Les habitations non isolées pouvaient être bien chauffées à peu de frais.

Les années de crise :

Dans les années '70, les pays producteurs de pétrole augmentèrent fortement les prix. Le choc fut rude pour nos économies et il devint urgent de diminuer nos dépenses énergétiques. A cette fin, tous les moyens furent bons. Quelques-uns tentèrent d'isoler avec les moyens et les connaissances d'alors ...

Mais, on a surtout 

Les conséquences de ces actes uniquement basés sur une logique d'économie d'énergie furent désastreuses pour les bâtiments : de nombreux problèmes d'humidité apparurent suite à la "fermeture complète" du bâtiment. L'isolation mal réalisée agit en effet comme révélateur d'humidité : sans isolation, la condensation de la vapeur d'eau se répartissait sur toutes les surfaces. Mais lorsqu'on a commencé à isoler, les problèmes d'humidité se sont concentrés uniquement sur les nombreux défauts provoquant l'apparition de moisissures. Très rapidement, l'idée d'isolation fut alors confondue avec l'idée de calfeutrage et associée à celle d'humidité.

Les années de tâtonnement :

A cette époque, la conception des bâtiments était fondée sur la logique de "fermeture" : on isole et on supprime quasiment toute ventilation. De plus, la combinaison des techniques traditionnelles et des exigences nouvelles génère toute une série de problèmes (ponts thermiques, mauvaise mise en oeuvre de l'isolant). Suite à la parution du règlement régional wallon, l'isolation des bâtiments neufs est devenue obligatoire. Elle s'est généralisée, mais quelques problèmes ont subsisté.

Les années raisonnables :

L'observation des pathologies apparues dans le parc immobilier, ainsi que les recherches menées pour améliorer les performances énergétiques des bâtiments, ont permis de dégager trois règles essentielles à respecter pour éviter les problèmes de condensation 

Ainsi réalisée, l'isolation est une source de confort et d'économies sans ennuis.

Et l'avenir ...

La réglementation thermique va devenir plus exigeante afin de protéger le consommateur et l'environnement. L'isolation doit progresser en efficacité. Il est donc impératif d'assurer une conception et une exécution de qualité.

Pourquoi rendre étanches les châssis et isoler le bâtiment pour ensuite créer des "trous" pour laisser rentrer de l'air froid ?

1er élément : pertes par transmission et pertes par ventilation

Il faut distinguer "perte de chaleur par ventilation" et "perte de chaleur par transmission". La première est due au renouvellement de l'air intérieur (chaud) du bâtiment par de l'air (froid) extérieur. La seconde est due au transfert de chaleur d'un espace chaud vers un espace froid au travers des matériaux d'une paroi.

Placer de l'isolant dans une toiture, dans un mur, ... n'a donc théoriquement aucun impact sur la perte de chaleur par ventilation, mais bien sur la perte par transmission. En effet, on ne modifie pas le renouvellement d'air du bâtiment mais le pouvoir isolant de ses parois.

A l'inverse, calfeutrer un bâtiment, c'est-à-dire le rendre étanche à l'air (par des joints au niveau des fenêtres, ...) c'est diminuer les pertes par ventilation.

On peut faire une comparaison avec un ballon de stockage d'eau chaude sanitaire :

Isoler le ballon ou le bâtiment, c'est donc limiter les pertes par "transmission"; fermer le robinet ou calfeutrer le bâtiment, c'est éliminer les pertes par "ventilation" (ou irrigation dans le cas de l'eau).

2ème élément : manque de ventilation et pollution de l'air intérieur

Si le taux de ventilation d'un local fortement occupé est insuffisant, l'air y est rapidement vicié par de multiples agents (fumée de cigarette, CO2, micro-organismes, matières odorantes, émissions des imprimantes et photocopieurs, ...) : la respiration est moins active, une fatigue prématurée apparaît, la concentration diminue, le risque de contamination augmente, ...

3ème élément : ventilation et utilisation rationnelle de l'énergie

L'URE consiste à assurer le confort des occupants, tout en maîtrisant les consommations énergétiques. Il faut donc limiter les apports d'air extérieur à la quantité nécessaire et suffisante (ni plus, ni moins !) pour maintenir la qualité de l'air intérieur. Ce principe est difficilement respecté dans les anciens bâtiments, les débits d'air frais entrant dans le bâtiment via les infiltrations (fuites et fentes) sont tout à fait incontrôlables (en quantité, en température, en direction et en durée) et varient fortement avec les conditions atmosphériques :

Eliminer les infiltrations d'air parasites (c'est-à-dire incontrôlables) et créer une ventilation organisée (c'est-à-dire intentionnelle, grâce à des grilles, des ventilateurs, ...) fournit au contraire la quantité d'air frais juste nécessaire aux occupants, limitant ainsi les consommations énergétiques au minimum.

Notons en outre que le contrôle de la consommation énergétique liée à la ventilation est d'autant plus important que les bâtiments deviennent fortement isolés. En effet, dans ce cas la perte de chaleur par transmission diminuant, la perte de chaleur par ventilation prend une part plus importante dans la consommation globale du bâtiment. C'est donc elle qu'il faut surveiller pour avoir un impact sur la consommation totale.

Pourquoi le ventilation par les fenêtres n'est-elle pas adéquate ?

La ventilation par les fenêtres est une ventilation intensive périodique qui permet une élimination rapide des polluants émis dans l'ambiance.

Taux de CO2 mesuré dans une salle de classe dans laquelle
on ventile par ouverture de fenêtre lors des intercours.

Elle est inadéquate pour assurer une ventilation de base continue car 

Pourquoi exiger un système de ventilation alors que l'on n'est pas obligé de s'en servir ?

La norme NBN D50-001, relative à la ventilation des logements impose la présence de dispositifs corrects de ventilation, mais les habitants sont libres d'en faire usage ou non.

Cette approche ne garantit donc pas une ventilation permanente et suffisante du bâtiment. Elle est par exemple différente de l'approche française qui impose des entrées d'air non obturables.

La philosophie adoptée en Belgique consiste à laisser aux utilisateurs la possibilité de réduire les amenées en cas de courant d'air, de crainte de voir celles-ci complètement et définitivement obturées si aucune maîtrise n'est laissée à l'utilisateur.

La norme prévoit en outre que toute amenée d'air peut avoir un débit de fuite minimum en position fermée ce qui garantit quand même une ventilation minimum.

Si, dans une école, on aménage une ancienne chapelle en classes, la réglementation impose-t-elle un système de ventilation ?

La réglementation wallonne fait la distinction entre "transformation avec changement d'affectation" et "transformation sans changement d'affectation".

La notion de changement d'affectation s'adresse au bâtiment et non au local. Ainsi, la transformation d'une chapelle d'école ne modifie pas l'affectation de l'école, celle-ci restant un bâtiment scolaire. Dans ce cas, seules des amenées d'air naturelles sont à prévoir si les fenêtres sont modifiées (remplacement ou nouveau percement). Dans le cas contraire, la réglementation n'impose rien.

Ainsi dans la chapelle traitée ici, si aucune fenêtre n'est créée ou remplacée, la réglementation n'impose pas de système de ventilation.

Cependant, il faut faire preuve de bon sens. Ce n'est pas parce que la réglementation ne prévoit rien que la qualité de l'air sera d'office assurée. Les règles de l'art veulent ainsi qu'un système de ventilation correct soit prévu dans les nouvelles classes.

Pour le réaliser, on peut se baser sur les débits imposés dans le cadre des "transformations avec changement d'affectation".

Faut-il tenir compte des débits de ventilation lors du calcul de l'installation de chauffage ?

La puissance de chauffage à installer doit compenser les pertes par transmission au travers des parois du bâtiment et les pertes par ventilation due au renouvellement de l'air intérieur.

La norme NBN B62-003, actuellement d'application pour le dimensionnement des chaudières, prend déjà en compte ces deux pertes.

Pour les pertes par ventilation, la norme utilise la formule :

Pch = 0,34 x qx (Tint - Text)

où :

En résumé, qv varie suivant les situations :

Type de ventilation

q=

Bâtiments sans ventilation mécanique

1 renouvellement par heure [vol/h] x volume des locaux [m³]

ou 10 [m³/h.pers] (locaux non-fumeurs) à 20 [m³/h.pers] (locaux avec fumeurs) x nombre de personnes

Bâtiments avec ventilation mécanique

(taux de renouvellement d'air prévu par le concepteur [vol/h] + 0,3) x volume des locaux

A titre de comparaison, la réglementation wallonne de ventilation impose dans les bureaux un débit de 2,5 [m³/h.m²], ce qui équivaut dans des locaux de 2,5 m de haut à un taux de renouvellement d'air de 1 [vol/h].

En conclusion, il n'est pas nécessaire de surdimensionner l'installation de chauffage pour tenir compte de la réglementation en matière de ventilation si cette installation a été dimensionnée suivant la norme NBN B 62-003.

L'évacuation de l'air vicié doit-elle toujours se faire en toiture ?

Dans le cas d'une évacuation d'air vicié naturelle, celle-ci doit toujours se faire via un conduit vertical débouchant en toiture, en respectant certaines dispositions d'emplacement par au faîte du toit et par rapport aux bâtiments voisins.

Lorsque l'évacuation d'air est mécanique (on parle alors d'extraction d'air), le rejet d'air peut se faire aussi bien au niveau de la façade que de la toiture. Il faudra aussi veiller à son emplacement pour éviter les gênes pour le voisinage et pour la prise d'air neuf.

Comment calculer le débit d'évacuation des sanitaires dans les bureaux et les écoles ?

La réglementation wallonne indique qu'il faut respecter un débit d'extraction de 30 m³/h par appareil pour un fonctionnement permanent et de 60 m³/h par appareil pour un fonctionnement non continu.

Par "appareil", on entend un w-c ou un urinoir. "Permanent" signifie un système de ventilation ininterrompu durant les heures d'occupation du bâtiment et "non continu" désigne un système de ventilation fonctionnant à la demande par exemple asservi au fonctionnement de l'éclairage.

Doit-on prévoir des amenées d'air neuf dans les locaux sanitaires ?

Non !

Du point de vue qualité de l'air, le système de ventilation idéal consiste à pulser de l'air frais dans chaque local et d'en extraire l'air vicié. C'est le système de ventilation double flux unizone. Cependant, ce principe de ventilation est énergivore puisque c'est celui qui conduit au plus grand apport d'air neuf dans le bâtiment.

C'est pour cela que l'on admet le principe du "balayage". Il consiste à ventiler les locaux dits "humides" avec l'air provenant des locaux dits "secs", grâce à un transfert de l'air d'une zone à l'autre.

Faut-il équilibrer les débits de pulsion et d'extraction ?

Lorsque l'on dimensionne une installation de ventilation suivant la réglementation wallonne, on ne parvient jamais à une égalité entre les débits d'amenée d'air neuf, les débits de transfert et les débits d'évacuation d'air vicié.

Faut-il, dés lors, surdimensionner l'une ou l'autre de ces trois composantes pour équilibrer le système ?

Raisonnons tout d'abord de manière théorique : "de l'air ne peut entrer dans un local que s'il ne peut en sortir".

Ainsi, idéalement, il faut équilibrer les débits d'amenée et d'évacuation d'air, ce sera souvent en disposant des évacuations complémentaires aux évacuations sanitaires.

La réglementation wallonne et la norme NBN D 50-001 relative au logement ne l'imposent cependant pas, et ce, pour plusieurs raisons :

Pourcentage de personnes insatisfaites de la qualité de l'air, lorsqu'elles rentrent dans un bureau individuel occupé en fonction du taux de renouvellement d'air du bureau (source : Rapport technique du Comité Européen de Normalisation (CEN), CR 1752, 1998).

Il faut dès lors comprendre la réglementation comme un minimum permettant un certain renouvellement d'air des locaux, mais sûrement pas comme une garantie de ventilation correcte des locaux comme l'exige, par exemple, le RGPT (soit 30 m³/h et par personne).

Par exemple, faire confiance aux infiltrations pour assurer une partie du débit d'air, c'est s'exposer à des éléments non maîtrisables comme l'étanchéité de l'enveloppe et la pression du vent.

En résumé, on peut établir une gradation dans la garantie d'obtenir une ventilation correcte des locaux en fonction de l'installation mise en oeuvre :

Pratiquement, certains bureaux d'études choisissent un compromis entre l'application stricte des débits recommandés par la réglementation qui conduit à des débits d'amenée d'air nettement supérieurs aux débits d'évacuation et le système totalement équilibré. Ils configurent l'installation de telle sorte que :

Débit d'air neuf = Débit d'air évacué + Taux d'infiltration du bâtiment

Un taux d'infiltration de 0,5 vol/h est souvent choisi comme valeur usuelle. Ceci permet d' "imaginer" que le surplus d'amenée d'air neuf prévu pourra effectivement sortir du bâtiment et donc ... y entrer réellement.

Lors d'une rénovation de châssis, est-on obligé de prévoir des grilles d'amenée d'air ?

Oui !

Dans le cas de transformations sans changement d'affectation et demandant un permis d'urbanisme, la réglementation wallonne précise :

Que faire si la qualité de l'air extérieur est mauvaise ?

Lorsque la qualité de l'air extérieur est insuffisante (pollution, bruit, ...), il est nécessaire de traiter celui-ci avant son introduction dans le bâtiment.

Seule une filtration efficace de l'air permettra d'éliminer les particules extérieures. Cela ne sera possible que si on installe un système de ventilation avec pulsion mécanique (double flux). L'emplacement des prises d'air extérieures joue aussi un rôle sur la transmission possible des polluants au sein du bâtiment :

Avec une ventilation simple flux, il est possible d'éviter le transfert de bruit au moyen de bouches d'amenée d'air isophoniques. Cependant, dans les zones les plus bruyantes, on évitera de créer des "trous" dans les façades. Dès lors, seul un système de ventilation double flux permettra le renouvellement de l' intérieur tout en limitant le transfert de bruit.

Existe-t-il d'autres possibilités d'amenées d'air naturelles que les grilles dans les châssis ?

Une amenée d'air naturelle est définie par la norme NBN D 50-001 relative à la ventilation des locaux d'hébergement sous le terme "ouverture d'alimentation réglable pour alimentation naturelle ou libre (OAR)".

Les critères de définition sont :

Plusieurs systèmes peuvent répondre à ces critères et peuvent donc être utilisés comme amenée d'air naturel :

Quelles sont les parties des hôpitaux et des internats faisant l'objet de la norme NBN D50-001 ?

La norme NBN D 50-001 est déclarée d'application pour des parties de bâtiments d'hébergement (tels qu'hôtels, maisons de repos, hôpitaux, casernes, prisons, internats, gîtes, lieux de vacances, de séminaires, ...) pour autant que l'utilisation de ces locaux soit comparable à celle des locaux d'habitation.

L'essentiel n'est pas d'établir que telle partie doit répondre à la norme et une autre pas, mais plutôt à en appliquer la philosophie de la norme qui veut que l'on apporte de l'air neuf dans les locaux de vie (chambre, salle de séjour) et que l'on évacue l'air vicié des locaux humides (sanitaires, salles de bain). Le restaurant et la cuisine pouvant faire l'objet d'un traitement particulier, autonome.

Existe-t-il des installations de ventilation mécanique silencieuses ?

On repère différentes sources de bruits dans une installation de ventilation : en provenance de l'extérieur, du ventilateur, des locaux voisins (notamment technique), du réseau de distribution, ...

Pour visualiser la qualité acoustique d'une installation : cliquez ici !

Chacune de ces sources de bruit peut être maîtrisée moyennant une conception correcte de l'installation (choix correct du ventilateur, du silencieux, de la vitesse de l'air, des bouches, ...). Le calcul acoustique d'une installation de ventilation est cependant complexe et doit souvent être réalisé par un spécialiste, ce qui est peut-être parfois négligé.

Pour visualiser un exemple de calcul acoustique d'une installation de ventilation : cliquez ici !

La correction d'une installation existante est également possible mais demandera des investissements souvent plus importants.

Pour visualiser les possibilités d'amélioration acoustique d'une installation existante : cliquez ici !

Quelles sont les interactions entre l'obligation de ventilation et la réglementation incendie ?

L'A.R. du 19 décembre 97 impose que toute paroi séparant un lieu d'occupation (bureau, classe, dortoir, ...) d'un chemin d'évacuation (en gros les couloirs) soit classée "Rf 1/2 h".

Cela signifie que les ouvertures de transfert prévues entre les locaux où l'air neuf est amené et les couloirs par lesquels l'air transite vers les sanitaires doivent avoir la même résistance au feu.

Cela est possible grâce à des grilles de transfert coupe-feu. Pour ce qui est du détalonnage des portes, cela peut prêter à discussion.

Cependant, si on désire aller plus loin dans l'analyse des risques liés aux incendies, il faudrait également se poser la question du transfert des fumées. En effet, les grilles coupe-feu, comprennent un élément qui bouche la grille lorsque la température dépasse 70°C. Entre-temps, les fumées ont peut-être pu envahir les couloirs.

Bien que cela ne soit pas imposé par la législation, on peut dans ce cas se demander s'il n'est pas nécessaire d'équiper chaque local d'une amenée et d'une évacuation d'air local par local et d'éviter ainsi tout transfert entre locaux. Ceci est évidemment nettement plus onéreux.

En outre, pour les bâtiments d'une hauteur comprise entre 25 et 50 m, il est imposé de maintenir les cages d'escalier en surpression en cas d'incendie. A cela vient s'ajouter le désenfumage obligatoire des couloirs par pulsion et extraction pour les bâtiments de plus de 50 m de haut. Ces deux exigences se réalisent par un système de ventilation tout à fait indépendant de la ventilation hygiénique qui met en oeuvre des débits nettement plus importants, de l'ordre de 10 renouvellements d'air par heure. De plus en cas d'incendie, la ventilation hygiénique doit être coupée pour limiter au maximum les transferts de fumée.

Enfin, tous les bâtiments doivent être compartimentés en cas d'incendie. Un compartiment est un plateau de maximum 2 500 m² et délimité à un étage. Les parois séparant les compartiments doivent être "Rf 2 h". Ceci implique notamment que tout transfert d'air entre deux étages est soit interdit (pas de pulsion à un étage et d'extraction à un autre), soit obturable automatiquement (porte coupe-feu automatique, clapet coupe-feu).

 

 

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