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Résoudre un problème de condensation

En bref !

  Il y a condensation superficielle sur la surface intérieure des parois délimitant le volume protégé  lorsque la température de surface y est égale ou inférieure à la température de rosée de l'air intérieur.

> Ainsi, un problème de condensation est dû :  

  • soit à une température de surface de la paroi trop basse,
  • soit à une humidité absolue de l'air intérieur trop élevée.  

> Pour une température extérieure donnée, la température de surface des parois dépend :  

      1. de l'isolation de celles-ci,

      2. ainsi que de la température intérieure du local.  

> Pour une humidité absolue extérieure donnée, l'humidité absolue de l'air intérieur dépend :  

      3. de la production de vapeur intérieure,

      4. ainsi que du débit de ventilation.

Un problème de condensation de surface à l'intérieur des locaux est dû à une mauvaise combinaison de ces 4 paramètres.

Ainsi, c'est en agissant sur un ou plusieurs de ceux-ci, avec priorité sur ceux sur lequel il est plus facile d'agir, que l'on résout un problème de condensation superficielle.

A côté du problème de condensation superficielle, dans ce qui suit, nous expliquons également comment traiter un problème de condensation interne à l'intérieur des châssis en bois.

Isoler les parois

Plus l'isolation des parois augmente, moindre sera le risque de condensation superficiel. Reste le cas particulier des vitrages qui, s'ils ne sont pas performants (simples vitrages par exemple) constituent les points froids les plus importants. Dans un sens, c'est un point faible visible et par conséquent contrôlable (bien qu'on risque, par la condensation sur le vitrage d'abîmer le châssis); mais c'est aussi une perte sèche d'énergie.

L'emploi d'un vitrage performant réduit à son niveau les pertes énergétiques (ce qui est le but final) et le risque de condensation mais, par contre, l'augmente ailleurs; ce qui nécessite une bonne maîtrise de la température interne, de l'humidité interne et de la ventilation.

Chauffer les locaux

Ici aussi, il y a un juste milieu à trouver ! On éloigne le risque de condensation en augmentant la température de paroi mais, alors, la note énergétique risque d'être plus importante. Il faut donc s'assurer d'une température de paroi suffisante pour éviter les problèmes de condensation sans toutefois chauffer des locaux inoccupés à 20 °C par exemple. Le risque de condensation est important dans les locaux peu chauffés lorsque les températures extérieures sont de l'ordre de 0 à 10 °C avec une humidité externe élevée.

Limiter la production de vapeur

Il va de soi que la limitation de l'usage d'humidificateur, d'aquarium ou tout autre équipement grand producteur de vapeur, réduit le risque de formation de condensation superficielle.

Ventiler

Il est difficile d'éviter aux occupants d'un bâtiment de se doucher, de cuisiner, de vivre quoi !

Il faut donc assurer une ventilation à deux niveaux :

  • une ventilation hygiénique pour éliminer les polluants dus à la respiration et l'activité des occupants,

  • une ventilation plus intensive pour évacuer les productions d'humidité importantes issues des locaux humides (sanitaire, cuisine, ...).

A noter qu'il est nécessaire de respecter la Règlement Wallonne en matière de ventilation.

Supprimer un problème de condensation interne dans les châssis en bois pleins

Les châssis en bois pleins sont perméables à la diffusion de la vapeur. La vapeur diffusante doit pouvoir s'échapper vers l'extérieur sans rencontrer d'obstacle. C'est pour cette raison qu'il faut éviter de piéger la vapeur dans le châssis par l'application d'une couche de protection externe trop imperméable par rapport à celle intérieure (le coup classique de la couche de peinture à l'extérieur et pas à l'intérieur).

Isoler les parois

Au mieux une paroi est isolée, au moins les déperditions thermiques au travers de celle-ci sont importantes. En hiver, la température de surface intérieure est de ce fait plus élevée. L'isolation des parois délimitant le volume protégé diminue le risque de condensation superficielle mais améliore également le confort et diminue les consommations en chauffage.

L'isolation des nœuds constructifs doit conçue afin d’éviter tout pont thermique responsable de point froid.

Cas particulier des vitrages

La surface  vitrée, étant souvent la surface intérieure la plus froide du local, constitue un lieu privilégié à la formation de condensation superficielle. Or, la température de la face intérieure d'un vitrage isolant est nettement supérieure à celle d'un simple vitrage. La pose d'un tel vitrage permet donc de diminuer les risques de condensation.

Température d'un simple vitrage.

Température d'un double vitrage.

Température d'un double vitrage basse émissivité.

Remarque.

La condensation sur la face externe du vitrage est, par contre, signe d'une bonne isolation. Elle peut se produire le matin sur les vitrages "à haut rendement"' (ou "basse émissivité"'). En effet, étant bien isolée de l'espace intérieur, la face extérieure du vitrage se refroidit fortement pendant la nuit. Au matin, un air chaud et humide (l'air se réchauffe plus vite que le vitrage) va provoquer de la condensation de surface sur celle-ci.

Il faut s'en accommoder...!

Remarque importante.

La présence d'un vitrage peu isolant contribue à l'équilibre hygrométrique d'un local : la condensation superficielle s'y forme plus rapidement que sur n'importe quelle autre paroi ou n'importe quel pont thermique présent dans le local.
Dans certains cas la pose d'un vitrage plus isolant perturbe cet équilibre et entraîne la formation de condensation sur d'autres surfaces du local où elle n'est pas souhaitable : sur les châssis, autour des baies, dans les angles des murs avec le plafond, .... entraînant champignons, moisissures, altération des finitions.
Avant la rénovation, on procède donc à une étude judicieuse des parois et des ponts thermiques du local : on vérifie qu'après changement des vitrages, ceux-ci restent la surface sur laquelle la température est la plus basse en hiver, autrement dit que le vitrage reste "le pont thermique le plus important du local". Si ça n'est pas le cas, on vérifie que la combinaison des 3 autres paramètres (chauffage, production de vapeur, ventilation) empêche la condensation superficielle.

Évaluer 

Pour évaluer si la combinaison des 4 paramètres influençant le risque de condensation superficielle va effectivement mener à de la condensation superficielle, cliquez ici !

S'il y a condensation superficielle sur les vitrages mais qu'un remplacement des châssis n'est pas envisageable, la seule façon de limiter les dégâts est :

  • De pouvoir recueillir et évacuer l'eau condensée au moyen de gouttières de condensation, loin des parties de la construction non prévues pour être mouillées.

  • D'empêcher la pénétration de l'eau de condensation dans la feuillure à l'aide de mastic performant.

  • De traiter la surface des châssis en bois afin d'empêcher des infiltrations d'eau au sein du châssis par capillarité.

La condensation superficielle peut se former au sein même d'un double vitrage lorsqu'un défaut d'étanchéité permet à l'humidité de pénétrer entre les deux vitres. Dans ce cas, l'efficacité thermique des vitrages se trouve réduite et les risques de bris augmentent. On doit procéder au remplacement de ceux-ci.

Parfois, il suffit de supprimer un obstacle...

Parfois, la paroi est suffisamment isolée, mais un obstacle empêche l'air de circuler et peut même éventuellement agir comme isolant avec, comme conséquence, dans les deux cas, une diminution de la température de surface de la paroi intérieure.

C'est le cas, par exemple, lorsque des meubles sont placés le long d'un mur en contact avec l'extérieur, lorsque des rideaux sont tirés devant la fenêtre, lorsqu'un appui de fenêtre couvre le radiateur empêchant l'air de monter vers la fenêtre, lorsque la maçonnerie est épaisse et la fenêtre profondément encastrée, ...

Dans ce cas, il suffit de supprimer l'obstacle : déplacer les meubles, rendre l'espace entre rideaux et fenêtre accessible au passage de l'air chaud de l'intérieur, prévoir des ouvertures dans l'appui de fenêtre de sorte que l'air chaud puisse atteindre la fenêtre, .... pour supprimer la condensation.

Chauffer les locaux

Le fait de chauffer les locaux engendre une augmentation de la température de surface des parois, ce qui réduit donc le risque de condensation des parois.

Chauffage 

Si vous voulez en savoir plus sur le chauffage des locaux, cliquez ici !

Le principal risque de condensation de longue durée sur une paroi froide n'apparaît pas en cas de températures extérieures très basses, mais lorsque celles-ci restent relativement élevées (surtout de 0 à 10°C) et qu'elles sont accompagnées d'une humidité relative éevée (pluie ou brouillard). Les périodes avec de telles températures extérieures sont fréquentes et on sera tenté de ne pas chauffer certains locaux ou de les chauffer très modérément.

Si certains locaux ne sont pas chauffés, il faut éviter que la vapeur d'eau produite dans les locaux occupés ne soit diffusée vers ces locaux en maintenant les portes fermées ou alors il faut ventiler.

Limiter la production de vapeur

Il n'est, en général pas possible d'éviter la production de vapeur provenant des occupants ou des plantes.

Par contre, une production de vapeur trop importante peut être évitée dans certains cas tels que ceux ci-dessous :

  • un grand aquarium sans recouvrement adéquat,
  • des étangs à l'intérieur,
  • des appareils à cycle de combustion ouvert sans évacuation vers l'extérieur (poêle au gaz ou au mazout, petit chauffe-eau mural, etc.),
  • l'usage intensif d'humidificateur.

Un taux trop important d'humidité peut également provenir des causes extérieures suivantes :

  • les infiltrations d'eau de pluie,
  • l'humidité ascensionnelle,
  • l'humidité de construction,
  • l'humidité accidentelle.

Ces causes extérieures considérées comme des anomalies doivent être supprimées avant d'envisager toute autre mesure pour éliminer les problèmes de condensation ou de moisissure.

Ventiler

Il est difficile de diminuer de manière significative la production de vapeur à l'intérieur d'un bâtiment. Par contre, afin que l'augmentation du taux d'humidité due à cette production de vapeur reste acceptable, celle-ci doit être compensée par une ventilation suffisante. L'air humide intérieur est ainsi remplacé par de l'air extérieur plus sec.

Cette ventilation consiste, d'une part, en une ventilation de base qui doit assurer la qualité de l'air en temps d'occupation normale (occupants, plantes, nettoyage, ...) et d'autre part, en une ventilation intensive qui doit compenser une production spécifique de vapeur (ventilation dans les cuisines, dans la buanderie, dans les douches...).

Une ventilation correcte des bâtiments se fait par ventilation contrôlée.

Cela implique une amenée d'air extérieur dans certains locaux et une évacuation de l'air intérieur humide dans d'autres.

La ventilation de base des bâtiments doit répondre à la réglementation wallonne. Les débits de ventilation y sont, entre autres, définis.

La réglementation wallonne est d'application depuis le 1er décembre 1996.

Elle concerne les logements, les bâtiments d'hébergement (hôpitaux, homes, hôtels, internats, casernes, prisons, ...), les bâtiments scolaires (y compris centre PMS) et les immeubles de bureaux (administration d'une entreprise, d'un service public, d'un commerce) ou les bâtiments qui, à la suite d'une modification de leur utilisation, sont affectés à l'une ou l'autre de ces destinations.

La ventilation peut se faire de manière naturelle ou mécanique.

Mais attention, le respect de la norme garantit simplement aux occupants qu'ils
disposent de la possibilité de ventiler correctement...., ....reste à les utiliser correctement !

Ventilation 

Pour en savoir plus sur l'installation de ventilation à choisir pour ventiler votre bâtiment (exemple d'un espace de bureau), cliquez ici !

Cuisines collectives 

Pour en savoir plus sur l'installation de ventilation à choisir pour ventiler votre cuisine collective, cliquez ici !

Supprimer un problème de condensation interne dans les châssis en bois pleins

La condensation interne ne concerne que les châssis en bois, elle n'est pas à craindre dans d'autres types de châssis (Aluminium, PVC, polyuréthane....).

Comment la limiter ?

Des précautions permettant de limiter les risques de condensation interne, peuvent être prises lors du traitement du bois.

La condensation de vapeur d'eau dans la masse du bois des menuiseries est évitée lorsque la résistance à la diffusion de vapeur de la finition intérieure est suffisamment grande par rapport à celle de la finition extérieure.

En effet, le bois étant perméable à la vapeur d'eau, celle-ci aura tendance à traverser le châssis de l'intérieur (zone à forte concentration en vapeur d'eau) vers l'extérieur (zone à faible concentration en vapeur d'eau).
Si une couche de finition extérieure peu perméable à la vapeur empêche celle-ci de sortir du châssis, celle-ci risque de rester piégée au sein du châssis.
C'est pourquoi on préfère limiter les risques d'infiltration et empêcher au maximum la vapeur de pénétrer dans le châssis par l'intérieur.

Ce principe est respecté :

 

  • Lorsque la finition intérieure est filmogène (peinture ou vernis) et la finition extérieure est non filmogène.


  • Si les finitions intérieures et extérieures sont toutes 2 des peintures, le nombre de couches intérieures doit être suffisant par rapport au nombre de couches extérieures.

  • Si ce n'est pas possible, il faut poser une peinture pare-vapeur du côté intérieur du châssis pour provoquer une chute de la pression de vapeur avant la diffusion dans le châssis.

L'erreur classique...

On décide de protéger ses châssis ... On applique une peinture protectrice uniquement sur la face extérieure du châssis croyant ainsi protéger le bois contre les agressions extérieures ! en fait, on s'expose à de graves dangers de pourrissement du châssis. La vapeur venant de l'intérieur migre vers la face extérieure et est arrêtée par la présence de la couche de protection extérieure, piégeant ainsi la vapeur au sein du châssis avec le risque que celle-ci atteigne sa température de rosée et condense....

Si c'est trop tard...

Si le châssis s'avère trop abîmé, on le remplace.

En effet, la prolifération des moisissures engendrée par un excès d'humidité peut être à l'origine de graves problèmes de qualité de l'air et diminue l'efficacité énergétique des châssis.

Concevoir 

Si vous voulez en savoir plus sur le choix des châssis, cliquez ici !

Si seul l'ouvrant est endommagé, il est possible de remplacer uniquement ce dernier.

Améliorer 

Si vous voulez en savoir plus sur le remplacement d'une partie d'un châssis, cliquez ici !

Si seul une partie d'un cadre est endommagé et lorsqu'il est possible de les remplacer sans causer d'autres dommages (vitrage + calage), on peut remplacer seulement une partie du châssis (montant, traverse). Il convient d'utiliser du bois de durabilité suffisante.

Si les dégâts sont très ponctuels, des résines réparatoires à 2 composants peuvent être appliquées sur les zones moisies, afin d'en limiter la propagation.

 

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