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En bref !

 Les lampes à rejeter !

Pour le tertiaire, on pensera surtout aux lampes à incandescence et certaines lampes halogènes énergivores. Les lampes à vapeur de mercure sont aussi à éviter.

Critères de choix des lampes

Selon les normes NBN EN 12464-1 et NBN EN 12193, le confort lumineux impose un choix de lampe associée à son luminaire qui permet de maîtriser le niveau d’éclairement, l’éblouissement, l’uniformité, ... Pour respecter le confort lumineux, quelle que soit la volumétrie du local, le concepteur devra trouver un savant compromis entre le nombre de luminaires, leur puissance, leur coût, leur efficacité énergétique, … Il devra aussi tenir compte de la stratégie de maintenance, la durée de vie des lampes, leur capacité à dimmer leur flux en fonction de l’apport de lumière naturelle et à accepter un nombre d’allumages/extinctions adapté à l’usage, … Enfin, il devra respecter aussi un IRC minimum et trancher par rapport à la température de couleur.

Choix en fonction de la hauteur du local

Ce choix s'effectue d'abord pour l'éclairage général en fonction de la hauteur du local. En général, on considère que la hauteur charnière dans le choix des lampes est de l’ordre de 7 m. Sous les 7 m, le choix énergétique se porte souvent sur les lampes fluorescences ou les iodures et halogénures métalliques. Pour ces hauteurs, les lampes LED viennent, quant à elles, bousculer la hiérarchie énergétique.

Au-dessus des 7 m, les lampes à vapeur de sodium HP viennent se rajouter au peloton de tête constitué par les tubes fluorescents et les lampes à iodures et halogénures métalliques.

Choix en fonction de l'éclairage naturel

Lorsque de l’éclairage naturel est présent dans le local, pour profiter de cet apport gratuit, on choisira plutôt des lampes qui puissent être dimmées facilement sans altération rapide irrémédiable, sans changement du confort lumineux et sans réduction de la durée de vie. Les lampes facilement dimmables sont les tubes fluorescents, la fluocompacte et les LEDs. Les autres lampes comme, les lampes à décharge haute pression, … sont moins destinées à être dimmées.

 Choix en fonction de la durée de fonctionnement et de la fréquence d’allumage/d’extinction

Suivant la durée de fonctionnement, le choix de la lampe varie.

Dans les locaux à temps d’occupation prolongé (bureaux, classe de cours, atelier, …), les lampes à longue durée de vie seront privilégiées comme les lampes fluorescentes par exemple. À l’inverse, dans les locaux à temps d’occupation réduit, le choix pourra s’orienter vers un plus large panel de lampes.

Dans les locaux où le besoin d’allumage et d’extinction est fréquent, certaines lampes énergétiquement intéressantes comme les lampes à décharge haute pression ne supportent pas ce type de contrainte. A ce niveau, les lampes fluorescentes à ballast HF électronique et les LEDs viennent à la rescousse.

 Choix en fonction de l’IRC et de la température de couleur

Le choix de l’indice de rendu des couleurs dépendra avant tout de la tâche à réaliser.

Toutes les lampes efficaces permettent aujourd'hui d'atteindre des IRC supérieurs à 80. Et certaines fluorescentes et systèmes de LEDs professionnels de très bonne qualité atteignent aujourd'hui des valeurs de 98. 

En pratique, on choisira :

  • Des teintes chaudes (Tc = 3 000 K) dans les locaux à faible niveau d’éclairement ou à des endroits où on veut créer une ambiance chaude.

  • Des teintes froides (Tc = 4 000 K) dans les locaux de travail où les lampes sont utilisées en journée, en complément à la lumière naturelle.

  • Des teintes de couleur très froides (température de couleur > 5 000 K), appelées également "lumière du jour" dans les locaux aveugles. En effet, proches de la lumière naturelle, elles ont un effet favorable sur le bien-être des occupants.

Sachant que le spectre lumineux des lampes fluorescentes est large, le choix pourra se faire aisément suivant sa propre application.

Tendance : lumière dynamique : variation de l’intensité de lumière et de la température de couleur dans le courant de la journée (comme la teinte de la lumière du jour). Déjà d’application dans les classes d’écoles, les hôpitaux, les homes…

 

Choix en fonction de l’efficacité et du prix de revient

Toutes les lampes ne sont pas égales du point de vue de l'efficacité énergétique et "fonctionnelle" (durée de vie moyenne, utile, ...). Le choix entre les différents types dépendra du prix total d’exploitation (Total Cost of Ownership) de l'installation, c'est-à-dire de l'investissement (lampes et luminaires), de la consommation, des frais de maintenance (liés à  la durée de vie).

 Choix en fonction de la température du local

Les lampes fluorescentes sont très sensibles à la température ambiante. Dans les ambiances froides (extérieur, locaux non chauffés, chambres froides, …), ce type de lampes perd une grande partie de son flux lumineux. Les LED, quant à elles, sont très sensibles  à des températures élevées. Les LEDS aiment le froid. Elles conviennent surtout dans des ambiances froides.

 

Les lampes à rejeter !

Les lampes à incandescence et les lampes halogènes énergivores :

  • très mauvaise efficacité lumineuse ;
  • durée de vie faible.

Les lampes à vapeur de mercure haute pression

  • mauvaise efficacité lumineuse ;
  • mauvais rendu des couleurs ;
  • altération de la température de couleur en cours d'exploitation.

Les lampes fluorescentes de mauvaise qualité (IRC < 70). P.ex.la teinte 640, 630 …

Notons que l’Europe a pris les choses en main et par différentes directives impose le retrait progressif du marché des lampes les moins efficaces !

 

Critères de choix des lampes

Le confort lumineux impose un choix de lampe associée à son luminaire qui permet de maîtriser le niveau d’éclairement, l’éblouissement, l’uniformité, … et ce de manière à se conformer aux normes NBN EN 12464-1 et NBN EN 12193. Pour respecter le confort lumineux, quelle que soit la volumétrie du local, le concepteur devra trouver un savant compromis entre le nombre de luminaires, leur puissance, leur coût, leur efficacité énergétique, … Il devra aussi tenir compte d’un indice de rendu des couleurs (IRC) à assurer, de la stratégie de maintenance, de la durée de vie des lampes, leur capacité à dimmer leur flux en fonction de l’apport de lumière naturelle et à accepter un nombre d’allumages/extinctions adapté à l’usage, …

Systèmes et composants 

pour connaitre les différents types de lampes : cliquez-ici !

Données 

pour visualiser un récapitulatif des caractéristiques des différentes lampes, cliquez-ici !

 

Choix en fonction de la hauteur du local

La hauteur du local va influencer le choix de lampe, c’est une évidence ! Mais il ne faut pas perdre de vue que la lampe est toujours associée à un luminaire. Dissocier les deux n’est pas envisageable dans un projet de conception/ rénovation.

Cependant, un premier tri de lampe s’impose en fonction de la hauteur du local. En effet, toutes les lampes ne sont pas à même de donner un niveau de flux adéquat :

  • Les lampes à flux lumineux important (à puissance élevée) équiperont les luminaires des locaux de hauteur importante (de l’ordre de 6 à 12 m).

  • À l’inverse, les lampes à flux lumineux réduit ou basse puissance équiperont les luminaires des locaux de hauteur normale (de l’ordre de 1 à 6 m).

Pour les hauteurs inférieures à 7m

La plupart des lampes à flux lumineux modéré conviennent pour les locaux à hauteur classique.

Lampes fluorescentes

Pour rappel, les lampes fluorescentes sont le plus souvent recommandées, du fait :

Les systèmes d’éclairage à LEDs

Les systèmes d’éclairage à LEDs envahissent de plus en plus le secteur tertiaire sachant que leur efficacité énergétique se rapproche de celle des lampes fluorescences. On les choisira principalement pour :

  • leur efficacité énergétique certaine ;
  • leur rendu de couleur acceptable ;
  • leur durée de vie très importante.

La technologie LED est en constante évolution et inonde le marché de l'éclairage. On estime que les lampes LED prendront de l’ordre de 80 % du marché à moyen terme. Les seuls freins actuels dans le choix de cette source lumineuse sont naturellement :

  • son prix ;
  • l’absence de normalisation qui empêche les comparaisons.
  • Encore beaucoup de mauvaise qualité offerte sur le marché !

Pour les hauteurs supérieures à 7 m

Dans les locaux de grande hauteur (à partir de 7 - 12 m), on utilise généralement des lampes à décharge sodium HP ou halogénure et iodure métallique. Ce type de lampes est mis en compétition avec, devinez… , les tubes fluorescents et les LEDs !

Lampes à vapeur de sodium ou halogénure métallique ?

Les lampes à vapeur de sodium haute pression ou à vapeur d'halogénure métallique fournissent un flux lumineux par lampe important (jusqu'à 200 000 lm). Elles permettent ainsi d'obtenir un éclairement suffisant avec un nombre réduit de luminaires. Néanmoins, il faut être particulièrement attentif :

  • à leur emplacement vu les risques d'éblouissement que représentent ces lampes,
  • aux ombres portées,
  • à l'uniformité des niveaux d'éclairement (moins de lampes sur la surface à éclairer).

On retiendra encore que vu le faible nombre de points lumineux à installer, la maintenance des lampes à décharge sera plus rapide, ce qui peut représenter un facteur non négligeable dans un local où les plafonds sont hauts et donc peu accessibles.

Lampes fluorescentes

Les progrès réalisés par certains constructeurs sur des luminaires équipés de lampes fluorescentes (de 2 à 4 lampes) pour des hauteurs supérieures à 7 m sont assez spectaculaires.

Ces types de luminaires sont équipés, par exemple, de lampes fluorescentes 4 x 80 W en tube T5 pour des hauteurs d'atelier pouvant aller jusqu'à 12 m avec une efficacité énergétique de ≤2.5 W/m².

Exemple

Pour un atelier de l’ordre de 7 m de haut, vaut-il mieux prévoir de l’équiper de luminaire à lampe aux halogénures métalliques ou à tubes fluorescents ?


Luminaire
à lampe aux halogénures métalliques.


Luminaire
à tubes fluorescents.


Luminaire
à lampe aux halogénures métalliques.


Luminaire
à tubes fluorescents.

Pour en savoir plus sur l’étude de cas, cliquer ici !

On voit tout de suite que :

  • L'installation d’éclairage équipée de lampes aux halogénures métalliques nécessite moins de luminaires pour atteindre le niveau d’éclairement moyen requis. Par contre, l’uniformité sera moins bonne (les alternances taches claires et taches sombres sont plus visibles).

  • Mais les lampes à décharge haute pression ne sont pas dimmables (du moins sans problème) et donc dans le cas d’un apport important de lumière naturelle, il est recommandé d’utiliser des systèmes d’éclairage dimmables (fluorescentes ou LEDs).

Éclairage ponctuel proche du plan de travail

Étant donné ses nombreux avantages, le luminaire équipé d'une lampe fluorescente doit donc souvent être préféré.

Éclairage local de bureau

Lorsque l'on désire un éclairage ponctuel, la lampe fluocompacte (à ballast électronique séparé) est largement préférable à la lampe à incandescence traditionnelle ou halogène. Malgré son prix plus élevé, la lampe fluocompacte permet, sur une durée de fonctionnement de 10 000 heures, d'économiser de 20 à 125 € par lampe (selon la puissance installée) par rapport au placement d'une lampe à incandescence.

Éclairage de décoration et d’accentuation

La lampe à vapeur d'halogénure métallique de faible puissance (20 à 150 W) est compacte et sa lumière se laisse facilement focaliser. Si un flux lumineux élevé par unité est requis, elle est une alternative efficace à la lampe à incandescence et à la lampe halogène pour l'éclairage de décoration, par exemple dans les halls d'accueil et les salles d'exposition. Des luminaires indirects équipés de lampes à vapeur d'halogénure métallique de puissance moyenne (150 W, 250 W) réalisent une économie d'énergie de 70 % par rapport aux lampes halogènes.

Éclairage d’un tableau ou de documents affichés sur les murs


Source : Etap.

Un éclairement suffisant sur le tableau  ne pourra être obtenu que par un éclairage spécifique.
Pour obtenir un éclairage uniforme sur le tableau, le tube, de par sa forme allongée, est le plus adéquat. Les lampes fluocompactes  peuvent aussi convenir, mais on obtiendra plus facilement des "ronds" de lumière et l'éclairage sera donc moins uniforme.

Exemple.

Une classe est éclairée par :

  • éclairage général : 9 luminaires basse luminance de 2 x 36 W chacun,
  • éclairage du tableau : 3 luminaires asymétriques de 50 W chacun.

L'éclairement moyen mesuré dans la classe est de 420 lux pour une puissance d'éclairage général de 9 W/m². Le niveau d'éclairement du tableau, lorsque son éclairage spécifique est allumé, est de 436 lux. Lorsque l'on se contente de l'éclairage général, le niveau d'éclairement moyen du tableau est de 99 lux, ce qui est nettement insuffisant.

Cahier des charges 

Choix des lampes

 

Choix en fonction de l'éclairage naturel

Source : Philips.

Dans les locaux qui ont accès à la lumière naturelle (présence de baie vitrée), le choix de lampe tiendra compte de la compatibilité avec le "dimming" en vue d’adopter une gestion du flux lumineux en fonction de la lumière naturelle.

Les lampes facilement dimmables

Le choix des lampes fluorescentes (type tube fluo) et les LEDs sera intéressant pour réaliser un dimming efficace en fonction du niveau d’éclairage naturel dans le local concerné.

Les lampes fluocompactes

Mis à part les lampes fluocompactes à 4 pin avec ballast électronique, ce type de lampe à 2 pin et à visser ne peuvent pas être dimmée de manière efficace.

Les iodures et halogénures métalliques

Ce type de lampe ne peut être dimmé au maximum qu’à 50 % (et souvent il y des problèmes de changement de couleur (collor shift) dans le cas de dimming. Si les baies vitrées sont de grandes tailles, le choix des lampes à iodure ou halogénure métallique ne sera pas judicieux.

 

Choix en fonction du temps de fonctionnement et de la fréquence d’allumage/extinction

Locaux à temps d’occupation prolongé

Comme son nom l’indique, ce type de local accueille des occupants pendant un temps suffisamment long pour envisager un choix de lampes qui ne supportent pas trop les temps courts de fonctionnement et les fréquents cycles d’allumage/extinction. En effet, elles ont besoin d’un certain temps pour chauffer et stabiliser leur flux lumineux. Enfin, les cycles fréquents d’allumage/extinction réduisent leur durée de vie.

On pointera les locaux comme les bureaux, les classes de cours, les salles de réunion, les salles de sports, …

Pour un temps de fonctionnement prolongé avec un nombre restreint de cycle d’allumage extinction, les lampes suivantes conviennent bien :

Locaux à temps d’occupation sporadique

On retrouve des locaux comme les archives, les espaces techniques, …  Pour ce type de local, pratiquement toutes les sources lumineuses énergétiquement efficaces conviennent puisque le nombre d’allumage et d’extinction est faible au cours du temps. Ce constat s’appuie aussi sur le fait que ces locaux n’ont pas d’accès à la lumière naturelle et ne nécessitent pas de sources lumineuses "dimmables". Dans ce cas bien précis, ce sera surtout l’aspect financier qui prévaudra.

Locaux où l’allumage et l’extinction de l’éclairage sont fréquents

On regroupe ici toutes les circulations et les locaux sanitaires. Pour un nombre d’allumage et d’extinction important, les lampes fluorescentes à ballast électroniques et les LEDs conviennent parfaitement.

 

Choix en fonction de l’IRC et de la température de couleur

Le rendu des couleurs

Pour certaines tâches où la reconnaissance des couleurs est importante, on prendra en compte le paramètre de rendu de couleur. Dans les commerces, cette caractéristique (qualité de la lumière produite) est primordiale et peut être satisfaite avec l’emploi de produits efficaces (autre qu’incandescente) ! Dans d’autres pièces, comme les circulations, cette donnée aura moins d’importance.

La norme EN 12464-1 définit, pour chaque tâche ou local, une valeur de l'indice de rendu de couleur (IRC ou Ra).

Le prix d'achat domine souvent lors du choix du tube fluorescent, choix qui se fait alors sans trop tenir compte du rendu des couleurs.

Les tubes dits "standards" (type 29, 33, 129, 133, 20 ou 30 = anciens codes – ou encore 640,630 …selon les marques) sont nettement moins chers à l'achat que les tubes "type" 830 ou 840. Ils présentent cependant deux inconvénients :

  • un  indice IRC ou Ra réduit, souvent incompatible psychologiquement avec le travail de bureau, mais suffisant pour des circulations (IRC de classe 3 (IRC entre 40 et 60)) ;
  • une efficacité lumineuse inférieure.

Les tubes standards seront donc à éviter. Dans la pratique, on peut choisir des lampes 830 - 840 dans toutes les situations standards. Cela uniformise les ambiances et facilite la maintenance.

A l'opposé, des lampes à rendu de couleur supérieur (IRC > 90) sont réservées aux magasins de mode, musées, laboratoires ou industries où la fidélité des couleurs est primordiale. Ces lampes sont nettement plus chères et ont généralement une mauvaise efficacité lumineuse.

Cahier des charges 

Indice de rendu de couleur des lampes.

La température de couleur

La température de couleur de la lampe influence l'impression de confort visuel de l'œil.

La norme EN 12464-1 laisse une certaine latitude quant au choix de la température de couleur des lampes.

La température de couleur d'une lampe fluorescente est indiquée sur la lampe ou dans le catalogue des fabricants.

En pratique, on choisira :

  • Des teintes froides (Tc = 4 000 K) dans les locaux de travail où les lampes sont utilisées en journée, en complément à la lumière naturelle.
  • Des teintes chaudes pour l'éclairage des habitations ou assimilées.
  • Des teintes froides pour des éclairements élevés ou dans des climats chauds.
  • Des teintes de couleur très froides (température de couleur > 5 000 K), appelées également "lumière du jour" dans les locaux aveugles. En effet, proches de la lumière naturelle, elles ont un effet favorable sur le bien-être des occupants.

Il faut éviter l'utilisation simultanée des teintes froides et des teintes chaudes, ce qui gêne l'adaptation chromatique de l'œil et crée des perturbations visuelles. Ainsi, lorsque les locaux ont un apport important de lumière naturelle, la tendance sera de choisir une température de couleur plus élevée pour éviter de trop grandes différences entre l'éclairage artificiel et naturel.

Dans les locaux où il n’y a pas d’apport de lumière naturelle, la lumière dynamique peut simuler la teinte de la lumière du jour (évolue dans le courant de la journée).

Le spectre lumineux

Les tubes fluorescents présentent une gamme très étendue en termes de température et de rendu des couleurs, ainsi qu'en termes de spectre lumineux. Les fabricants reprennent dans leur catalogue le type d'application de leurs lampes. Cela permet de vérifier si le choix réalisé correspond bien à sa situation propre. Il existe par exemple des lampes pour boucherie qui ont pour but d'accentuer la couleur rouge de la viande.

Données 

pour connaitre les caractéristiques générales des différents types de lampe : cliquez ici !

 

Choix en fonction de l’efficacité énergétique et du prix de revient

Toutes les lampes ne sont pas égales du point de vue de l'efficacité énergétique et "fonctionnelle" (durée de vie moyenne, utile, ...). Le choix entre les différents types dépendra aussi du prix de revient de l'installation, c'est-à-dire de l'investissement (lampes et luminaires), de la consommation des frais de maintenance, de la durée de vie et du nombre d’allumages/extinctions autorisés. En effet, il ne suffit pas de choisir une lampe efficace, mais impayable.

Données 

pour connaitre les caractéristiques générales des différents types de lampe : cliquez ici !

Remarque : l’Europe, via ses directives, a entrepris la labellisation des différentes lampes, ce qui permet de comparer plus aisément l’efficacité de différentes lampes. Pour en savoir plus, cliquez ici.

 

Exemple de calcul par rapport à l'exploitation.

Voici le coût des différentes lampes envisageables dans des ateliers de grande hauteur. Ces coûts sont établis au départ d’une liste de prix d'un fabricant. Ils regroupent le coût d’achat des lampes et le coût de la consommation (ici pris égal à 11 c€/kWh), pour la fourniture d'environ 200 000 lm, pendant 30 000 heures.

On ne tient pas compte ici,

  • du coût des luminaires,
  • du rendement du luminaire,
  • ni de la perte supplémentaire d'efficacité lumineuse due au ballast.

Remarque.

On se doute que les valeurs reprises dans le tableau sont purement théoriques. En effet, on se rend bien compte, qu'à dimensions de local égales, l'uniformité obtenue avec 4 lampes sodium HP de 400 W, par rapport à 38 lampes fluorescentes de 58 W, est nettement inférieure.

Type
de lampe

Tube fluorescent
58 W

Sodium haute pression
250 W

Sodium haute pression
400 W

Sodium haute pression confort
250 W

Sodium haute pression confort
400 W

Halogénure métallique
250 W

Halogénure métallique
400 W

Efficacité
énergétique
(lm/W), auxiliaires compris

90

108

120

88

93

76

88

Puissance
installée
(W)

38 x 58

7 x 250

4 x 400

10 x 250

6 x 400

12 x 250

6 x 400

Durée
de vie utile (h)

16 000

16 000

16 000

12 000

12 000

6 000

6 000

Coût d'achat unitaire (€)

6.6

53

56

55

60

57

57

Coût d’achat
(€)

474

(71 lampes)

689

(13 lampes)

448

(8 lampes)

1 350

(25 lampes)

900

(15 lampes)

3 420

(60 lampes)

1 710

(30 lampes)

Coût de
consommation
(€)

7 273

5 775

5 280

8 250

7 920

9 900

 7 920

Coût total
(€)

7 747

6 464

5 728

9 600

8 880

13 320

9 630

Conclusion

On se rend compte que les lampes à vapeur de sodium HP offre des avantages pour autant qu'il ne soit pas nécessaire d'obtenir un rendu de couleur élevé; ce qui est rarement le cas en éclairage intérieur (Ra de l'ordre de 80 dans la plupart des types de tâches). Pour rester dans des prix abordables en exploitation, la solution des luminaires équipés de lampes fluorescentes est intéressante.

Calculs 

Pour comparer plus précisément le prix de revient de plusieurs installations, en connaissant, le prix d'un luminaire (placement compris), le prix des lampes, le rendement du luminaire.
cliquez ici !

Données 

Pour connaître  et comparer les caractéristiques et les performances des différentes lampes,
cliquez ici !

 

Choix en fonction de la température ambiante du local

Le calcul du rendement d'une lampe s'effectue à température optimale. Ceci est particulièrement important dans le choix entre les lampes T8 et T5, par exemple. Sachant que les T5 atteignent leur flux lumineux maximum à 35 °C de température ambiante et les T8 à 25 °C, il est difficile, de déterminer quel type de lampe est à privilégier. En effet, selon que la valeur réelle de la température ambiante se situe plus vers 25 °C ou 35 °C le rendement lumineux chute de 10 % pour l'un ou pour l'autre des types de lampe.

En ce qui concerne les LEDs, celles-ci sont très sensibles à la température. C'est la température de jonction qui prévaut. Plus la température de la jonction est basse, meilleure est son efficacité lumineuse. Autrement dit, dans les ambiances froides comme les applications en froid alimentaire ou dans les locaux non chauffés, un système d’éclairage à LED convient bien.

 

Tableau récapitulatif des choix

Type
de lampe

Efficacité lumineuse

IRC

Durée de vie

Dimmable

Insensibilité allumage/exctinction

Prix

Domaine d'application

Tube fluorescent

+++/--*

Bon à élevé

+++/--

Oui

++/--

+

Éclairage général des commerces et bureaux, éclairage industriel, sportif.

Fluo-
compacte culot à visser

+/--

Bon

-

Oui certains produits spéciaux

+/--

++

En substitution aux incandescentes.

Fluo-
compacte +culot à broche

++/-

Bon à élevé

-

Oui

++/--

++

Éclairage domestique et tertiaire.

Halogénures métalliques

+++/--

Bon à élevé

+

Non

-

+/---

Éclairage tertiaire, accentuation dans les commerces, éclairage public, sportif et industriel.

Sodium
haute pression

+++/--

Moyen à bon

++/--

Oui

--

+/--

Éclairage routier, industriel, horticole, des salles et terrains de sport.

Sodium
basse pression

++++

N. C.

++

Non

--

+/-

Éclairage autoroute.

LED

+/---

Bon

+++

Oui

++

-

Éclairage domestique et tertiaire (couloir et sanitaire).

 * L’étendue des indicateurs illustre l’étendue des produits disponibles.

Données 

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